Lors du test d’effort, vous marcherez sur un tapis de marche ou vous pédalerez sur une bicyclette d’appartement pendant quelques minutes. Durant l’exercice, on va surveiller l’activité électrique de votre cœur sur un électrocardiogramme et on prendra régulièrement votre tension artérielle. Avant l’arrêt de l’exercice, on vous injectera le radiopharmaceutique dans le bras par voie intraveineuse. On administre le composé lorsque le flux sanguin vers le cœur est à son maximum du fait de l’exercice physique. Ce procédé donne les meilleures chances d’identifier les régions du cœur qui reçoivent une irrigation insuffisante.
Au bout d’une minute vous cesserez l’exercice. Une demi-heure plus tard environ, tandis que vous êtes allongé sur la table d’examen, le composé va se concentrer dans votre cœur. On va alors se servir de la gamma-caméra pour obtenir des images de votre cœur. Une fois positionnée par le technologue, cette caméra va probablement bouger lentement et de façon automatique au-dessus de votre poitrine.
On doit comparer les images obtenues après l’exercice avec celles obtenues au repos (et ce, en utilisant le même radiopharmaceutique), pour déterminer si le flux sanguin dans les artères coronariennes change au repos, et pour déterminer l’existence d’une maladie des artères coronariennes. Selon le protocole utilisé, les scintigraphies au repos peuvent être obtenues avant ou après l’exercice.
Si vous ne pouvez pas utiliser un tapis de marche ou une bicyclette, vous ne ferez pas d’exercice physique mais on vous donnera un médicament qui va stimuler votre cœur à travailler comme si vous faisiez de l’exercice. On vous administra ensuite le radiopharmaceutique.
Immédiatement après l’examen, un radiologiste ayant une formation spécialisée en médecine nucléaire vérifiera que les images sont de bonne qualité pour s’assurer que l’examen de diagnostic est optimal.