En images ...


Qu’est que c’est?

Un examen des vaisseaux sanguins par résonance magnétique, c’est-à-dire à l’aide des ondes radio et d’un puissant champ électromagnétique. Un ordinateur mesure et analyse les ondes radio envoyées dans un champ magnétique autour du patient pour ensuite former des images à deux ou trois dimensions.

À quoi ça sert?

  • Trouver des problèmes liés aux vaisseaux sanguins et aider à déterminer la meilleure manière de les traiter.
  • Dépister l’athérosclérose par un examen des artères carotides dans le cou, qui conduisent le sang au cerveau (un rétrécissement ou un blocage des carotides peut causer un accident cérébrovasculaire).
  • Vérifier des problèmes dans les artères intracrâniennes (dans la tête), et possiblement déterminer si un examen par cathéter est nécessaire (angiographie conventionnelle).
  • Détecter les maladies de l’aorte et des vaisseaux sanguins qui amènent le sang aux reins, aux poumons et aux jambes.
  • Rechercher la présence d’un anévrisme artériel. Si on trouve un anévrisme, on peut offrir un traitement chirurgical ou endovasculaire, ce qui pourrait éviter une hémorragie grave ou fatale.

Comment se préparer?

Tenue: une jaquette d’hôpital pendant l’examen et aucun objet contenant du fer (broches, bijoux, lunettes, appareils acoustiques, dentiers, certaines perruques). Un examen par résonance magnétique est impossible si vous portez un objet contenant du fer (stimulateur cardiaque, dispositif intra-utérin, accès vasculaire, plaque, tiges, vis ou broches de métal). Le questionnaire à remplir vérifie également si vous avez déjà eu une balle dans le corps, si vous avez travaillé avec des métaux, ou si une de vos articulations a été remplacée. En cas de doute, une radiographie peut être prise pour détecter les objets métalliques. Le radiologue doit aussi savoir si vous avez des plombages, ce qui pourrait causer une distorsion des images de la région faciale ou du cerveau. Les teintures rouges des tatouages et du maquillage permanent pour les yeux peuvent contenir du fer, mais c’est rarement un problème. Vous devez signaler toute allergie aux médicaments au radiologue ou au technologue, et aussi mentionner toute possibilité de grossesse.

Jeûne: vous pouvez manger normalement avant l’examen (à moins d’avis contraire), mais un jeune enfant ne devrait pas boire ou manger pendant quatre heures avant l’examen s’il doit recevoir un sédatif. Les règles peuvent varier d’un établissement à l’autre, donc vous devez vérifier auprès de votre centre médical si vous pouvez boire ou manger avant l’examen. Les médicaments peuvent être pris comme d’habitude.

Anxiété: certains patients se sentiront inconfortables d’être enfermés dans l’unité IRM. Si nécessaire, vous recevrez un sédatif pour vous aider à vous sentir à l’aise, mais moins de un patient sur 20 en a besoin.

À quoi ça ressemble?

Un immense anneau entouré d’un aimant circulaire, dans lequel le patient est étendu sans bouger pendant quelques secondes à la fois. Le patient est placé sur une table mobile qu’on déplace dans l’aimant. Certaines appareils plus récents, en forme de C, sont ouverts de tous les côtés et conviennent mieux aux patients claustrophobes. Un des désavantages cependant est que la qualité de l’image n’est pas aussi bonne.

Comment ça fonctionne?

L’exposition à des ondes radioélectriques dans un champ magnétique puissant génère des données utilisées par un ordinateur pour créer des images du corps. Le champ magnétique influence l’alignement de petites particules atomiques du corps appelées protons, détectées par un faisceau d’ondes radioélectriques et captées par le scanner. Les images obtenues sont très nettes et détaillées et peuvent détecter de petites anomalies causées par une maladie ou une blessure.

Comment se déroule l’examen?

Le patient est placé sur une table à l’intérieur de l’immense anneau d’IRM. Un examen typique consiste en deux à six séquences d’images, qui prennent chacune de 2 à 15 minutes. Selon le type d’examen, le temps total peut aller de 10 à 60 minutes, sans compter le temps pour se changer de vêtement, se faire installer un catheter intraveineux et répondre aux questions. Quand un agent de contraste est nécessaire, une substance appelée gadolinium est donnée par injection intraveineuse pendant une des séquences. Elle fait ressortir la présence des vaisseaux sanguins dans les images obtenues.
Le radiologue ou le technologue quitte la salle d’examen pendant le processus, mais le patient peut communiquer avec eux en tout temps par intercom. Certains centres permettent à un ami ou à un parent d’être présent, surtout dans le cas d’un enfant. Quand l’examen est terminé, on vous demandera d’attendre au cas où d’autres images seraient requises.

Qu’est-ce qu’on ressent?

Le technologue veille à ce que vous soyez le plus confortable possible, mais à certains moments, l’aimant pourra se trouver à quelques centimètres de votre visage. Pour ceux qui ont peur de se sentir enfermé, un léger sédatif est presque toujours efficace. Vous pourrez ressentir une sensation de chaleur dans la région étudiée. C’est normal, mais n’hésitez pas à le signaler si cela vous incommode. Si vous recevez une injection d’agent de contraste, vous pourrez ressentir un léger inconfort à l’endroit de l’injection. Pendant l’examen, les bruits associés à l’activation des gradients peuvent déranger certains patients; des bouchons pourraient être utiles.
                                                                                                             


     

Où vont les résultats?

Un radiologue analysera les résultats et enverra un rapport à votre médecin, ainsi qu’une interprétation. À son tour, votre médecin en discutera avec vous. Certains centres envoient maintenant des rapports diagnostiques par Internet, ce qui accélère le processus.

Avantages
  • Des images détaillées des vaisseaux sanguins et de la circulation du sang sont obtenues sans avoir à insérer un cathéter directement dans la région étudiée, il n’y a donc pas de risque d’endommager une artère.
  • La procédure et le temps nécessaire sont plus courts que pour un angiogramme par cathéter.
  • La procédure est moins coûteuse qu’une angiographie par cathéter.
  • Il n’y a pas d’exposition aux rayons X.
  • Un agent de contraste peut être injecté, mais, contrairement à l’angiographie par cathéter ou à l’angiographie par tomographie assistée par ordinateur, qui utilisent un agent de contraste à base d’iode, le risque de réaction allergique est extrêmement faible et il n‘y a pas de dommage possible aux reins. Même sans utiliser un agent de contraste, l’ARM peut donner des images de haute qualité des vaisseaux sanguins, ce qui est bon pour les patients susceptibles d’avoir des réactions allergiques.
  • Comme pour l’angiographie par cathéter et l’angiographie par tomographie assistée par ordinateur, il est fréquemment possible de retarder une opération après avoir obtenu les résultats d’un examen ARM. Si une chirurgie demeure nécessaire, elle peut être exécutée avec plus de précision.
Risques

L’IRM (y compris l’angiographie par RM) n’a pas d’effets secondaires. La claustrophobie, ou peur des espaces clos, peut cependant être un problème. Quand un sédatif ne suffit pas, on peut essayer un autre type d’imagerie. Si la présence d’un implant métallique n’est pas détectée, l’implant peut être affecté par le champ magnétique auquel le patient est exposé. De plus, si l’implant est proche de la région examinée, il peut être difficile d’avoir des images de haute qualité (présence «d’artéfacts»).
 
On évite en général l’IRM pendant les trois premiers mois de grossesse. L’échographie est alors préférable à moins que la femme n’ait une condition très grave, qui serait mieux détectée par l’ARM. Les effets de l’IRM sur le foetus, s’il y en a, restent à déterminer. En règle générale, il vaut mieux éviter toute IRM et autres études diagnostiques à moins que le risque ne soit trop grand de faire un mauvais diagnostic si la procédure n’est pas effectuée. Les femmes qui allaitent devraient en informer le radiologue et lui demander quoi faire. Elles pourraient pomper leur lait pour en avoir en réserve jusqu’à ce que le gadolinium soit éliminé du corps.

Quelles sont les limites de l’angiographie par RM?

L’ARM ne permet pas de voir le calcium, contrairement à l’angiographie par tomographie assistée par ordinateur. La procédure devrait être évitée chez tout patient ayant un stimulateur cardiaque, un neurostimulateur implanté, un implant métallique dans l’oreille ou un objet métallique dans la région des yeux. Elle doit aussi être évitée si le patient a un fragment de balle dans le corps ou un catheter à demeure pour l’insuline ou la chimiothérapie. Pour les patients qui ont une peur aiguë d’être renfermé, le personnel infirmier doit surveiller l’administration de sédatifs.

La clarté des images ARM n’égale pas encore celles qui sont obtenues par l’angiographie conventionnelle. L’IRM des petits vaisseaux, en particulier, peut ne pas convenir au diagnostic et à la planification du traitement. Il peut aussi parfois être difficile de séparer les images des artères de celles des veines avec une ARM.



Texte offert à titre de renseignement par l’Association canadienne des radiologistes (CAR). Octobre 2004. Source: www.radiologyinfo.org, traduction: Emma J. Trudel, révision: Dr Pierre Bourgouin.


 

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